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Etudiant en droit, comment choisir ton orientation au sein de ta filière ?

 

Il est nécessaire, dans un premier temps, de rappeler qu’orientation au sein de la filière droit et spécialisation en droit, bien qu’intrinsèquement liées, ne se confondent pas. Si la spécialisation est, par définition, le domaine de prédilection du juriste, la finalité de ses études, l’orientation, à l’inverse, est le parcours réalisé par l’étudiant, l’acheminement qui le mènera, systématiquement, à sa spécialisation.

Dans un second temps nous nous devons de rappeler, puisque cela sera l’un des fils conducteurs de l’article, que l’orientation en droit peut intervenir antérieurement ou postérieurement à la spécialisation.

Si l’orientation en amont de la spécialisation se comprend aisément, il faut comprendre par orientation postérieure à la spécialisation qu’un master 2 en droit n’est pas nécessairement une finalité. En fonction de la spécialisation de l’étudiant des poursuites d’études se sont largement démocratisées ces dernières années et permettent par exemple à des étudiants spécialisés en droit public ou en droit international d’enrichir leur cursus par un deuxième master à Science Po. Pour les étudiants spécialisés en droit des affaires par exemple, une poursuite d’étude en MBA ou en IAE est de plus en plus recommandée. Nous pouvons également citer à titre d’exemple les étudiants en histoire du droit qui intègrent in fine des laboratoires de recherche intégrés aux facultés de lettres.

De même, l’orientation en droit en amont de la spécialisation se divise en deux catégories : l’orientation en droit qui conduira l’étudiant à une spécialisation en droit par l’obtention d’un master, et l’orientation au sein de la filière droit qui conduira à une spécialisation non juridique de l’étudiant. Cette dernière spécialisation permet aux étudiants de se détacher des études de droit, sans pour autant renoncer à une spécialisation. Il est possible pour les étudiants durant leur cursus de droit d’intégrer (entre autres sur concours) non seulement les IEP, mais également les écoles de journalisme, les écoles de commerce ainsi que les IAE, et ce bien avant de décrocher une spécialisation en deuxième année de master.

Toutefois, que l’orientation en droit intervienne avant ou après la spécialisation, et bien que la spécialisation ultime de l’étudiant ne soit pas nécessairement une spécialisation strictement juridique, le climat actuel tend à ce que l’étudiant qui arrive sur le marché du travail ait en sa possession une spécialisation précise dans laquelle il est censé exceller. Bien que la notion “d’excellence” puisse être nuancée par les contenus ou la pédagogie de nos enseignements, nul doute en revanche qu’une spécialisation est, et sera toujours, le fruit d’une bonne orientation. En effet, si l’on estime que la spécialisation en droit est concrétisée par l’obtention d’un master 2, alors l’obtention d’un master 1 cohérent est indispensable, et de même, l’intégration de ce master 1 se fait par une orientation active et personnelle de l’étudiant durant son cursus.

            Cet article a été conçu pour répondre à cette grande problématique qu’est l’orientation durant les études de droit. Sans toutefois apporter toutes les réponses aux questions qu’un juriste en cours de formation est en droit de se poser sur son orientation, cet article aura pour vocation d’éclairer et guider chaque étudiant, de sa première à sa dernière année au sein d’une faculté de droit.

Introduction :

« Le droit mène à tout, à condition d’en sortir ».

Cette citation, ô combien répétée aux néo-arrivants en faculté de droit, (et ô combien validée par ceux qui en sortent avec un diplôme) traduit toute la pluralité et tout le panel de possibilités qu’offrent nos formations quant à notre orientation.

Et si nous ne pouvons donner tort à cet adage, nous pouvons tout de même faire un premier reproche objectif à nos facultés : rien n’est fait pour permettre aux étudiants en droit d’avoir une vision vive et éclairée de leur avenir et, parallèlement, de leur cursus en droit.

Nonobstant le fait que le Droit dans son large domaine d’application soit largement oublié des études secondaires, il faut reconnaître que le futur juriste, de son arrivée en première année jusqu’à l’obtention de sa licence, se retrouve perdu dans son orientation. Force est de constater qu’en septembre l’étudiant en première année ne connaît des matières qui lui seront enseignées que le nom, dont il ne comprend parfois même pas le sens. Comment alors penser à une orientation si, par principe, l’étudiant ne connaît pas toute la richesse de l’offre de formation que sa faculté lui propose, ni les débouchés qui en découlent ?

Cet article est conçu comme une première ébauche de réponse et s’intègre dans un projet plus vaste qui vise à réformer les études de droit, tant sur l’approche de l’enseignement que sur la pédagogie et l’offre de formation.

Si l’objectif final d’un étudiant en droit est de concrétiser ses études par l’obtention d’un diplôme correspondant à son objectif professionnel, il convient alors de s’interroger sur la façon de s’orienter activement au sein de notre filière, ainsi que sur la façon dont nous pouvons construire notre cursus pour que celui-ci réponde au mieux à nos objectifs personnels.

Plusieurs approches sont alors à prendre en compte pour l’orientation. La première est une approche de l’orientation en droit en fonction des divers métiers accessibles après un cursus en faculté de droit. En fonction de la profession future envisagée, une orientation, parfois très stricte, est à respecter. Une seconde approche de l’orientation en droit est une approche par famille du droit. Si l’étudiant n’a pas (tout du moins au début de sa formation) une idée fixe quant au métier futur envisagé, il faut néanmoins prendre en compte que chaque famille du droit, qui regroupe de nombreuses spécialités, offre différentes portes de sortie aux étudiants.

Ces deux approches permettront aux différents profils d’étudiants de se positionner au sein de leur filière et nous permettront de concrétiser cet article en démontrant toute la souplesse qu’offre notre filière quant à notre orientation.

I) Une approche de l’orientation en droit par métiers :

            “Et toi, que veux-tu faire plus tard ?”, quel étudiant aujourd’hui pourrait se vanter de n’avoir jamais subi cette question de la part de sa famille ou de ses proches ? Quel étudiant même avouera ne se l’être jamais posée ?

            S’il s’avère qu’une minorité d’étudiants ont un projet professionnel précis et défini lors de leur entrée en première année de faculté de droit (et sous réserve que ce projet ne se modifie pas en cours d’étude), il faut tout de même admettre que certains d’entre eux intègrent ce cursus dans l’objectif d’effectuer, à terme, un métier bien précis.

            Si certaines professions restent aujourd’hui assez libres de choix, certaines, de par leur spécificité, nécessitent une orientation pointue de l’étudiant. Nous allons donc tenter, par l’approche de certaines professions juridiques que l’on pourrait qualifier de médiatiques, de démontrer qu’une “bonne” orientation au sein de la filière droit est au mieux un avantage non négligeable pour l’étudiant, au pire, une condition sinequanone pour exercer une certaine profession.

Il faut tout de même relativiser les propos qui seront tenus ici en précisant qu’un projet professionnel, des plus précis qu’il soit, peut se modifier, s’affiner, ou tout simplement se remplacer durant nos études. Il n’y a pas, techniquement, de mauvais choix en matière d’orientation, il y a juste des parcours plus valorisés, plus reconnus.

1. Les professions réglementées :

            Les professions réglementées peuvent se définir comme les professions encadrées par des dispositions législatives, réglementaires ou administratives spécifiques qui en limitent l’accès. Il existe en France une multitude de professions réglementées qui ne sont pas restrictives au domaine du droit.

            Nous aborderons ici les métiers de liquidateur judiciaire et de notaire qui, à notre sens, sont des exemples frappant de la nécessité d’une bonne orientation.

            Concernant le métier de liquidateur judiciaire, la loi Macron a profondément modifié les conditions d’accès à la profession. Il est désormais nécessaire d’être titulaire du diplôme “Master en administration et liquidation d’entreprises”, grande nouveauté de la réforme. Cela implique implicitement que ce sont les facultés de droit qui vont former les futurs professionnels, par un cursus master de deux ans. Partant du postulat que la pratique de cette profession est subordonnée à l’obtention d’un master particulier, comment prétendre alors qu’un étudiant peut devenir liquidateur judiciaire sans une bonne orientation, ou tout du moins LA bonne orientation ? Au-delà de la nécessité de la bonne prise d’informations, un étudiant désirant exercer cette profession doit donc faire son choix dès sa troisième année de licence et, puisque la sélection intervient à l’entrée de la première année de master, devra, en L3, choisir les bonnes matières et les TD les plus cohérents avec son futur cursus de deux ans. Devenir liquidateur judiciaire requiert donc une bonne orientation et ce, dès l’inscription en troisième année, d’où la nécessité que les facultés de droit prennent leurs responsabilités et mettent en place des outils ou un système permettant aux étudiants d’avoir accès à toutes les informations relatives à leur avenir.

            Concernant la profession de notaire deux voies permettent d’y accéder, l’une universitaire et l’autre professionnelle. La première consiste à intégrer un office notarial pour un stage de deux ans après avoir obtenu un master 2 de droit notarial. A l’issu de ce stage rémunéré, un examen (le diplôme supérieur de notariat) délivre le titre de notaire assistant. La seconde voie permet aux étudiants ayant obtenus un master 2 de droit d’intégrer sur concours le Centre Régional de Formation Professionnelle Notariale. Après un an de formation et deux mois de stage, l’étudiant doit obtenir le Diplôme d’Aptitude à la Fonction Notariale. Suivent encore deux années de stage en office notariale ainsi qu’un rapport pour passer du statut de notaire stagiaire à notaire assistant.

            Encore une fois la complexité de l’accès à la profession ainsi que la durée des études nécessitent une orientation précise de l’étudiant. Peu importe la voie choisie, l’obtention d’un master spécifique est préférable, si ce n’est nécessaire. L’intégration d’un master 2 en droit notarial implique donc logiquement l’obtention d’un master 1 correspondant (Plus d’informations sur : www.carto-master.org), et nécessite fatalement une orientation spécifique.

2. Les professions par concours :

            Il faut comprendre ici les professions juridiques qui nécessitent à minima la réussite à un concours d’entrée. Ces concours offrent généralement l’entrée en école à l’issue de laquelle un examen délivre un titre nécessaire à la pratique de la profession. Nous pouvons citer à titre d’exemple les métiers de contrôleurs des impôts, d’inspecteurs des finances publiques, d’inspecteurs des douanes ou encore de magistrats. Plusieurs dizaines de concours de la fonction publique peuvent rentrer dans ce cas-là, mais à défaut de pouvoir développer chacun d’eux, nous nous consacrerons exclusivement à un seul d’entre eux dont chaque étudiant en droit a entendu parler : le concours d’entrée à l’Ecole Nationale de la Magistrature (ENM)

            Pour les étudiants, un simple master 1 suffit pour se présenter au concours, toutefois, cela est-il suffisant pour le réussir ? Selon le rapport sur le concours d’accès à l’ENM présenté par le président du jury de la session 2015, les candidats ayant obtenus un master 2 constituent 67,46% des admis contre seulement 14,45% pour les candidats n’ayant qu’un master 1 et 16,46% pour les candidats issus d’un IEP (alors qu’ils ne représentent que 4,62% des candidats présents).

            Sans parler ici du travail, de la rigueur, ou de l’organisation nécessaire à la réussite de concours très sélectif, attardons-nous un moment sur l’importance de l’orientation dans la réussite de ce concours.

            Selon le rapport susmentionné, l’impact de l’obtention d’un master 2 dans la réussite de ce concours est sans appel, pour autant, cela vaut-il pour n’importe quel master 2 de droit ? A fortiori la réponse est négative tant il existe une pluralité de master à la faculté de droit. Quel serait par exemple l’impact d’un master 2 de droit public, de droit fiscal ou d’histoire du droit, sachant que les épreuves de l’ENM ne portent pas sur ces matières ? Il semble donc logique que certains masters préparent mieux que d’autres à ce concours, comme les masters de droit pénal, de droit privé ou de contentieux. Encore une fois, intégrer un master de ce type ne peut se faire que par une bonne orientation en master 1 et en licence.

Une seconde information essentielle est délivrée dans ce même rapport : celle de la réussite des étudiants issus d’un IEP. Bien qu’ils ne représentent que 16,46% des admis et 4,62% des candidats présents en 2015 soit 80 candidats, ils sont au total 41 à avoir été admis. Autrement dit, sur tous les candidats issus des IEP, plus de 50% d’entre eux ont finalement réussi le concours, c’est une donnée qui est loin d’être négligeable.

Nous l’avons vu précédemment, il est possible pour les étudiants en droit d’intégrer les IEP de bien des façons et, dans une optique de maximisation des chances de réussite au concours, quelle serait l’issue la plus favorable pour un étudiant en droit ? Les chiffres parlent d’eux-mêmes et il semble qu’un étudiant en droit, diplômé d’un master 2 cohérent qui, à l’issu de ce master, intégrerait un IEP (soit en effectuant un second master à l’IEP, soit en intégrant l’une des classes préparatoires que proposent les IEP) serait dans les meilleures conditions qui soient pour réussir ce concours. Toutefois, il est évident qu’obtenir un master 2 cohérent puis intégrer un IEP est le fruit d’une excellente orientation : la réussite à ce concours n’est envisageable que par une orientation des plus rigoureuse. Nous pouvons néanmoins nous interroger sur le fait que les étudiants issus des IEP aient une meilleure réussite que les juristes à ce concours. Nous ne pouvons que l’admettre au regard de l’offre de formations des IEP, les cursus de Science Po ne préparent en rien à l’adjudication à l’inverse des cursus de droit. Leur taux de réussite ne résulte que de deux choses : l’entraînement à la note de synthèse et aux dissertations ainsi que les cours de culture générale (épreuve phare au concours de l’ENM) de la première à la dernière année d’étude. Comme dit précédemment cet article s’intègre dans un projet plus grand visant à réformer l’ensemble de nos études, et cet aspect en fait partie.

Retrouvez nos positions ici

3. Les professions par examen :

            Il est important de développer ici l’accès au métier d’avocat et le rôle de l’orientation en droit pour y parvenir, cela se justifie d’autant plus que l’examen du CRFPA a connu ces derniers temps un bouleversement national. Il convient de préciser que la profession d’avocat est également une profession règlementée, mais celle-ci s’intègre dans un processus différent, ce qui justifie que nous la développions individuellement.

            Toujours est-il que l’exercice de la profession d’avocat est subordonnée à la réussite de deux examens : l’examen du CRFPA, accessible en M1 et qui donne accès au Centre Régional de Formation des Avocats, puis l’examen du CAPA (Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat) à la sortie de l’école.

            Peut donc devenir avocat en réussissant ces examens tout étudiant justifiant de l’obtention de n’importe quel master 1 de droit, pour autant, cela signifie-t-il qu’aucune orientation au sein de la filière droit est envisageable ?

            Pour commencer, il convient de rappeler que le taux de réussite est intimement lié au niveau d’étude. Cela s’explique par différents facteurs, comme la maturité juridique qui s’acquiert durant le master 2, la qualité du master 2 qui prépare plus ou moins bien à l’examen ou encore le fait que les jurys favoriseraient à l’oral un candidat issu d’un master 2.

                Mais quel est l’impact réel d’un master 2 sur la réussite à l’examen ou encore sur la future spécialisation professionnelle de l’avocat ? Premièrement, certains master 2 comme ceux de procédure par exemple (administrative, pénale, civile… voir la cartographie des masters de l’ARES) préparent davantage les candidats, et pour cause : les matières enseignées lors du master peuvent être les mêmes que les matières de l’examen, ce qui en fait un atout non négligeable. Secondement, la spécialisation du master 2 ne joue qu’un rôle relatif dans la spécialisation professionnelle future de l’avocat. En réalité cela dépend de la spécialisation en question : pour le droit fiscal par exemple, il semble irréel qu’un avocat puisse exercer sa profession au sein d’un grand cabinet fiscaliste sans être passé par la case master 2 de droit fiscal, cependant rien ne l’empêche pour autant lors de ses années d’école en CRFPA d’exercer ses stages dans d’autres domaines pour, au final, exercer une spécialité différente de celle qu’il a eu en master 2. Bien que la spécialisation en master 2 soit importante, rares sont les avocats (exceptés ceux exerçant dans les grands cabinets) à n’exercer que la spécialisation qu’ils ont reçus à la faculté. Un bon avocat doit d’ailleurs, par nature, être capable de renseigner et défendre ses clients sur un maximum de domaines différents. Rappelons à ce titre qu’un bon avocat n’est pas l’avocat qui maîtrise le plus de bases législatives et jurisprudentielles, mais celui qui, de par sa qualité oratoire, sa qualité de synthèse et de rédaction, ainsi que sa qualité de recherche et d’inventivité saura répondre le plus favorablement aux attentes de son client.

            A titre de synthèse nous pouvons donc conclure que l’orientation au sein de la filière droit dans l’objectif de devenir avocat n’est pas l’orientation la plus restrictive qui soit. Toutefois, dans l’objectif de maximiser les chances de réussite à l’examen, certains masters restent préférables et s’intègrent de facto par une bonne orientation.

            En conclusion de ces analyses nous ne pouvons donc recommander aux étudiants qui ont un projet professionnel très précis que de se renseigner un maximum puisque les échéances en termes d’orientation peuvent arriver assez vite. Cependant, et dans la grande majorité des cas, chaque étudiant peut parfaitement évoluer au sein de ses études et changer ses choix initiaux au fur et à mesure de ses années en faculté de droit.

Cependant, pour certains étudiants, le choix de la profession future n’arrive qu’en cours d’études, parfois même tardivement, comment alors penser à s’orienter et surtout, comment s’orienter sans avoir un projet strictement défini ?

Sans qu’il n’y ait pour autant de réponse parfaite à cette question nous tenterons tout de même d’apporter une base de réflexion, fruit de notre expérience d’étudiant. Si nous ne pouvons réfléchir à une orientation en fonction d’un projet professionnel alors nous tentons une approche différente, par famille du droit cette fois-ci.

II) Une approche de l’orientation par famille du droit :

            Cette approche permet donc aux étudiants dont le projet professionnel ne serait pas encore fixé et qui se laissent la liberté de découvrir l’étendue de leurs études, de construire une orientation non vide de sens ou tout du moins une orientation qui revête une certaine logique.

  1. Le master 1, un choix déterminant dans l’avenir tant professionnel qu’universitaire de l’étudiant.

Nous l’avons vu et démontré dans notre première partie, l’avenir professionnel d’un étudiant dépend en grande partie de la spécialisation qu’il a reçu lors de ses études. Cette spécialisation peut avoir différentes sources comme les stages ou l’expérience professionnelle, mais elle est toutefois due en grande partie à la spécialité du master 2 de l’étudiant, dans l’hypothèse où celui-ci décide de poursuivre ses études jusqu’en 5ème année.

            A l’heure actuelle et dans le climat que nous connaissons bien, courageux serait celui qui prétendrait connaître l’avenir du master en droit et de la sélection qui y est associée (http://urlz.fr/5lik). Cependant, il faut encore considérer aujourd’hui qu’une sélection entre la première et la seconde année de master est de mise et que celle-ci est loin d’être sans influence sur l’orientation et la spécialisation en droit.

            A admettre que le master 2 représente une part plus qu’importante de la spécialisation d’un étudiant en droit, force est d’admettre que la sélection implique une grande responsabilité quant au choix et à la réussite du master 1.

            Chaque famille du droit (entendre par là le droit pénal, le droit public, le droit privé etc…) regroupe à elle seule plusieurs (parfois dizaines) spécialités. L’intégration d’un master 1 qui, par nature et sauf exceptions, est assez général, est donc une porte ouverte vers une pluralité de spécialités qui se retrouvent au sein des différents master 2.

Nous ne pouvons donc qu’encourager les étudiants en M1 de se renseigner dès la rentrée sur les masters 2 auxquels ils postuleront (choix limité à 3 masters par université), car de ces masters doivent dépendre les matières choisies durant l’année de master 1 ainsi que les choix des travaux dirigés. En effet, certains masters 2 imposent des prérequis en vue de leur intégration (matières validées, matières prises en TD etc…) qu’il est indispensable de respecter. Quant aux autres masters qui n’imposent aucun prérequis, il est toutefois essentiel de choisir en master 1 les matières qui sont les plus propices à l’intégration du master 2.

A titre d’exemple, le master 2 droit public des affaires et droit des contrats publics de la faculté de droit d’Aix-en-Provence n’impose aucun prérequis, toutefois, comment penser l’intégrer sans avoir choisi en master 1 de droit public la matière de droit public économique et la matière de droit des contrats publics, qui sont les fondamentaux du master 2 ?

L’important lors du master 1 est de garder un ensemble de matières cohérentes, quitte à négliger certaines matières réputées “plus faciles” au profit de matières plus complexes mais qui apporteront une réelle plus-value sur le dossier étudiant. Sans parler de l’obtention d’une mention en master 1, le choix des matières étudiées et validées reste sans aucun doute bien plus important que la note finale obtenue.

Ceci étant dit, il est important de rappeler que l’intégration d’un master 1, au-delà de l’affinité que l’on peut avoir avec certains domaines du droit, ou par choix d’une profession professionnelle, doit se décider dès la troisième année de licence et est subordonnée aux matières choisies, étudiées et validées durant les trois premières années de droit. En effet, sans qu’il n’y ait d’obligations précises et au-delà d’avoir un parcours quelque peu cohérent, les matières privilégiées par l’étudiant en licence revêtent une importance non négligeable dans le choix du master dans le sens où ces matières-là ne seront plus enseignées lors de la quatrième année, et qu’entrer dans un master 1 en ayant quelques lacunes peut être extrêmement préjudiciable pour l’obtention du M1 et donc pour la sélection en M2.

Ceci étant dit, comment un étudiant en licence qui commence à peine à découvrir ses études et qui n’a pas une idée concrète de ce qu’il veut faire plus tard, peut envisager une quelconque stratégie de choix des matières enseignées ? C’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre dans la prochaine partie.

2. L’orientation active de l’étudiant débute dès son entrée en licence !

            Nous reviendrons ici sur l’importance d’une bonne orientation en licence de façon à être en accord avec le master 1 envisagé, sans pour autant se fermer certaines portes qu’offrent les études de droit. En effet notre article n’aura pas vocation à vous dire de prendre un parcours 100% droit privé ou 100% droit public, ou encore de ne jamais prendre histoire du droit en TD, nous allons en revanche essayer de creuser un peu les différentes problématiques liées à l’orientation en licence et tenter d’y apporter quelques réponses.

a. Le choix des TD et des matières à étudier :

            Nous en avons parlé brièvement au début de l’article, une question existentielle se doit d’être posée aux universités : comment demander aux néo-arrivants en faculté de droit de choisir des matières à TD dont ils ne connaissent ni le contenu, ni la difficulté, ni l’orientation qui en découle ?

            Si cette question se pose moins pour les étudiants en L2 ou L3, du fait d’une supposée maturité qui les conduirait à se renseigner sur les enseignements dispensés, elle reste toutefois l’une des pierres angulaires des problématiques qui se posent autour de la filière droit.

            Sans détailler ici l’ensemble des matières dispensées en licence et leur impact nous allons tout de même tenter d’apporter quelques conseils et d’élaborer une ébauche de stratégie à destination de tous les étudiants qui, qu’ils l’admettent ou non, se sont tous retrouvés un jour face à un doute concernant leur orientation en droit.

            Une difficulté se pose tout de même dans la rédaction de cet article, c’est qu’il existe autant de parcours possibles en licence qu’il n’existe de faculté de droit en France, tant les tentatives d’harmonisation des licences restent au stade embryonnaire. De ce fait, il se peut que les phrases qui vont suivre devront être adaptées par chaque étudiant en fonction de l’offre de formation proposée par son université en licence. Toutefois, quelques similitudes sont à observer entre les différentes licences, ce qui nous permet d’élaborer cette première ébauche de stratégie d’orientation.

            La première année de licence reste une année où les bases de l’enseignement en droit sont dispensées, on découvre alors les bases du droit privé (droit civil, droit de la famille) ou la base du droit public (droit constitutionnel). Généralement les facultés offrent le choix de travaux dirigés entre ces deux matières et l’histoire du droit. La deuxième année quant à elle commence à ouvrir les yeux aux étudiants sur l’éventail de domaines que propose le droit, on y découvre en général les matières de droit administratif, de droit de l’union européenne, de droit pénal, de finances publiques, de droit civil. Ces matières-là sont en principe les matières qui seront proposées comme choix de travaux dirigés. La troisième et dernière année de licence finit de poser les bases du droit, tout en permettant aux étudiants d’explorer de nouvelles matières, on retrouve à ce titre des matières perfectionnées comme le droit administratif, le droit civil, le droit pénal, le droit européen, mais aussi de nouvelles matières comme le droit social, le droit fiscal, le droit international public ou privé etc… Encore une fois il s’agit la plupart du temps en L3 de choisir les matières à étudier et les matières de “spécialité” à prendre en TD.

Comment alors s’orienter dans toute cette offre de formation ? Plusieurs stratégies peuvent être adoptées par les étudiants.

            La première est de choisir ses matières par affinité d’une famille ou d’un domaine du droit. Cela reviendrait à prendre un parcours 100% droit public, ou 100% droit privé etc… Toutefois plusieurs problèmes peuvent se poser face à cette démarche. Premièrement, la question se pose de savoir comment déterminer que la famille ou le domaine du droit me plait ? Comment déterminer une affection particulière pour le droit public par exemple, alors que deux matières à peine ont pu être effleurées en cours ? Il n’y a alors aucun moyen pour l’étudiant de savoir s’il s’engage sur la meilleure voie possible. Deuxièmement, certaines matières restent indispensables et ce, quel que soit le parcours. A titre d’exemple, le droit civil enseigné en deuxième année met l’accent sur le droit des obligations et le droit de la responsabilité, ces matières restent des matières plus qu’indispensables à n’importe quel juriste, quelle que soit sa spécialité. Ne pas choisir ces matières en TD par exemple serait une erreur. Troisièmement, une dernière question et non des moindre est à se poser pour chaque étudiant : comment être sûr que je ne passe pas à côté d’une nouvelle matière qui pourrait me plaire ? Si cette méthode de prendre un parcours 100% est optée par un étudiant, alors celui-ci se fermera fatalement des portes pour plus tard et risque de ne pas trouver sa voie.

            D’autres stratégies d’orientation en licence existent comme se fier à un objectif professionnel précis et déterminer chaque année son orientation en fonction de cet objectif. Au-delà du risque qu’un objectif professionnel peut se révéler ne pas être le bon pour un étudiant, cette deuxième stratégie revêt à quelques choses près les mêmes difficultés et les mêmes problématiques que la première. Si nous avions à donner notre avis sur celle-ci nous ne la conseillerions pas à un étudiant dès sa première année de droit.

Au-delà de ce constat, que pouvons-nous apporter concrètement aux étudiants, qu’ils soient en première, deuxième ou troisième année de licence ? Fort de notre expérience de plusieurs années et de notre réseau d’anciens étudiants en droit, nous avons tenté de développer une stratégie d’orientation à destination des étudiants. Toutefois, n’oubliez pas que votre parcours universitaire doit rester le vôtre, et que les positions qui vont suivre se doivent d’être adaptées par l’étudiant, que ce soit en fonction de sa faculté, de son expérience, ou de son projet professionnel.

Pour les étudiants en première année, nous ne pouvons que conseiller de choisir en travaux dirigés (s’ils en ont le choix) une matière de droit privé ainsi qu’une matière de droit public. Cette démarche permet d’avoir la meilleure approche qui soit du droit, et permet aux étudiants de ne se fermer aucune porte. Aux néo-arrivants, nous ne pouvons que leur conseiller également de profiter des tutorats, du système de parrainage, des conférences, des morning contacts développés par les associations étudiantes pour commencer à se faire une idée plus large de ce qu’est le droit, et du réel potentiel de chaque matière. Retrouvez votre association étudiante .

Nous précisons également que faire un ou plusieurs stages, et ce dès la première année est plus que recommandé ! En effet, même si un étudiant de première année ne pourra répondre qu’à des demandes sommaires de son maître de stage, celui-ci aura tout de même le privilège d’avoir un aperçu de la profession. Nombreux sont les étudiants par exemple qui désirent devenir avocat et qui se rendent compte, parfois trop tard, de la réalité de la profession. Face à ce risque, mieux vaut découvrir la réalité dès la première année que lors d’un stage obligatoire en master 2.

Nous l’avons vu, la deuxième année propose des matières essentielles qui seront la base d’à peu près toutes les spécialisations en droit (droit civil et droit administratif essentiellement). Une fois encore, et excepté pour un étudiant qui a un projet des plus précis (comme devenir avocat pénaliste), ne nous pouvons que conseiller d’opter pour ces matières là en TD. Il faut savoir que peu importe le cursus futur de l’étudiant, l’assemblage droit civil/droit administratif en TD choisi en L2 reste un choix irréprochable qui permet à l’étudiant de resté ouvert à tout cursus. En parallèle, il ne faut évidemment pas négliger les nouvelles matières qui seront dispensées lors de cette année car elles continueront de servir de base aux matières de troisième ou quatrième année.

Toute la complexité de l’orientation en droit se retrouve en troisième année. L’étudiant se retrouve ici confronté à des matières qui sont censées lui plaire (la continuité du droit civil, du droit administratif ou du droit pénal par exemple) mais qui ne sont pas nécessairement les matières choisies en TD en L1 ou en L2, ainsi qu’à des matières qui peuvent ne pas lui plaire mais qui pourraient être intéressantes pour son cursus et enfin de nouvelles matières jusque-là inconnues qui méritent pourtant d’être découvertes. Toute la difficulté va être justement de réussir à jongler entre ces différentes données pour déterminer la meilleure voie possible pour l’étudiant. A ce stade il revient à l’étudiant de forger son orientation comme il l’entend, sous réserve toutefois que ses stages, ses rencontres avec des professionnels ou des anciens étudiants lui permettent d’avoir un avis éclairé sur la question.  A défaut de pouvoir conseiller tous les étudiants individuellement sur leur parcours qui se doit d’être personnel, nous pouvons donner des conseils non seulement aux étudiants concernés mais également aux facultés.

Aux étudiants, le maître mot est “renseignement”, il est impératif que chaque étudiant fasse l’effort de rechercher les informations dont il a besoin, tant sur les masters qu’il pourra intégrer à terme, que sur les matières enseignées en licence ou les débouchées professionnelles de chaque spécialité. Aux universités et aux facultés de droit tout spécialement, nous trouvons regrettable que l’information aux étudiants (principalement ceux qui arrivent en L1) ne soit pas facilitée. Des services ou des outils comme les SUIO pourraient être mis à disposition pour renseigner et faciliter l’orientation, au sens large, des étudiants.

Pour conclure, nous précisons tout de même aux étudiants que les phrases précitées doivent être relativisées. En effet, et nous le répétons, nul autre que vous ne doit choisir votre orientation, votre parcours est et restera votre parcours personnel. De plus, ne pas suivre nos recommandations à la lettre n’impliquera pas nécessairement ni mauvaise orientation ni un risque quand à votre admission au sein d’un master réputé. Enfin, chaque étudiant sera à même de se rendre compte que l’orientation au sein de la filière droit reste facilitée, pour autant que l’on soit un minimum curieux.

III) La souplesse des études de droit quant à l’orientation des étudiants au sein de leur filière.

            Nous avons trop souvent tendance à considérer l’orientation comme quelque chose d’irréversible, comme une sorte d’entonnoir qui, une fois la première porte d’entrée choisie, ne peut conduire qu’à une seule porte de sortie. Il faut en réalité voir l’orientation comme les rameaux d’un arbre dont chaque branche permet de parvenir à d’autres branches et qui elles-mêmes poursuivent sur d’autres branches etc, l’orientation n’est pas une canalisation, mais au contraire une ouverture.

            L’université est à la fois un lieu où l’étudiant peut se construire, s’ouvrir au monde mais également un temps, une période où l’étudiant, par l’expérience qu’il acquiert chaque jour va façonner son avenir, tant professionnel que personnel. En ce sens les facultés de droit permettent aux étudiants de ne pas être trop cantonnés à certains choix, et de pouvoir dans une certaine mesure les changer, les modifier ou encore les faire évoluer.

A) Possibilité lors de la licence de découvrir les différentes matières du droit :

            Comme nous l’avons vu précédemment l’étudiant a la possibilité de personnaliser son cursus en licence par le choix de certaines matières. Cela n’implique toutefois pas que le choix de telle ou telle matière en première ou en deuxième année ne le cantonne à la pratique d’un certain domaine du droit. Il reste possible pour l’étudiant qui découvre, semestre après semestre, l’étendue de ses études de changer d’orientation et de spécialité à tout moment. L’étudiant restant maître de son orientation, il aura toujours la possibilité, même si cela peut s’avérer risqué, de changer radicalement son domaine d’étude au sein de sa filière droit.

B) Le redécoupage des master 1 :

            Nous l’avons dit, la première année de master reste la première et principale étape de l’orientation et de la spécialisation des étudiants en droit. Toutefois ces masters ne sont pas pour autant imperméables et individuels.

            Ce constat s’illustre par le fait que de nombreux master ont, au-delà d’une base commune, des matières collectives. Les master 1 de droit international et les master 1 de droit public permettent, à titre d’exemple, aux étudiants de se retrouver sur des matières fondamentales communes. De même les masters en droit des affaires et en droit de la santé, ou les masters de droit privé et de droit pénal par exemple partagent un certain socle de matières communes.

            Sans que cela soit une réorientation à proprement parler, cela implique tout de même que les étudiants ont la possibilité, lors de leur choix de master 2 et dans une certaine mesure, de pouvoir changer de voie si cela s’avère nécessaire, puisque des prérequis peuvent être obtenus par plusieurs masters 1.

            Cette possibilité s’illustre d’autant plus que certains master 2 recrutent volontairement des étudiants en provenance de différents master 1. A titre d’exemple, le master 2 droit immobilier public recrute tant des étudiants issus du master 1 droit public que des étudiants issus du master 1 droit patrimonial.

C) Il n’existe plus de distinction (officielle) entre les master pro et les master recherche :

            Néanmoins cette absence de distinction a une certaine incidence sur l’orientation des étudiants en droit, principalement au profit des étudiants en master 2 professionnel. En effet, il est désormais possible aux étudiants de master pro de poursuivre leurs études s’il le désire par une thèse. A l’inverse, certains masters qui sont restés sur une approche trop vouée à la recherche ont parfois du mal à placer leurs étudiants sur le marché du travail. Il en découle pour ces étudiants une quasi-obligation de passer par la case concours (CRFPA, ENM, Conseiller TA/CAA…).

            Il n’en reste pas moins que cette absence officielle de distinction permet à certains étudiants, et dans une certaine réserve, de changer non pas de spécialité mais de finalité d’orientation post-Bac+5.

D) La possibilité de sortir et d’entrer dans la filière droit :

  1. La possibilité d’intégrer un master et ce, sans avoir fait de licence de droit :

            Bien que cette possibilité reste un choix discrétionnaire des directeurs de master, ce qui implique une sélection systématique des étudiants concernés, elle permet tout de même chaque année à des centaines d’étudiants d’intégrer les études de droit sans en être originellement issus.

            La licence AES par exemple offre une passerelle privilégiée aux masters 1 de droit. De même, certains masters de droit s’ouvrent aux étudiants issus de la filière éco-gestion. Sont également concernés certains BTS et DUT, comme le BTS notariat ou le DUT carrières juridiques qui permettent chaque année aux étudiants les plus brillants de poursuivre leurs études dans le cadre d’un objectif professionnel précis.

            A contrario, certaines passerelles restent à notre sens un mystère, comme la possibilité aux étudiants ayant échoué au concours PACES mais ayant tout de même validé leur année d’intégrer la faculté de droit en L2…

     2.  La possibilité de sortir de la filière de droit dans l’optique d’une poursuite d’étude.

            A tout stade des études de droit il reste en effet possible aux étudiants qui le désirent de quitter leur faculté dans l’objectif de poursuivre ailleurs leurs études.

            Cette chance s’applique tant aux étudiants qui ne désirent pas finir leurs études de droit et qui préféreront, par exemple, intégrer Science Po, ou encore un IAE, une école de journalisme ou la fonction publique, qu’aux étudiants déjà diplômés et spécialisés, qui se donnent une chance supplémentaire en complétant leur master 2 par un second master de sciences politiques ou de gestion.

            Encore une fois, cette perméabilité permet aux étudiants d’opter pour une orientation extra-juridique cohérente ajoutant une véritable plus-value au cursus de l’étudiant, justifiant au passage le postulat de transversalité des sciences sociales que défend l’ARES.

E) Les doubles licences.

            Comme leur nom l’indique, les doubles licences permettent aux étudiants de suivre un double cursus, généralement au sein d’une même université. Outre la valorisation indiscutable du CV de l’étudiant, cette double licence permet une orientation spéciale en faculté de droit. En effet, à l’issu de la licence plusieurs choix s’offrent à l’étudiant : celui-ci peut évidemment choisir une poursuite d’étude dans l’une ou l’autre de ses filières ou même intégrer, lorsque cela est possible, un double master. Ces doubles licences ont tendance à se démocratiser ces dernières années et permettent de retrouver de plus en plus des doubles parcours droit-éco, droit-langues, mais aussi droit et philosophie ou droit et histoire.

Propos conclusif :

            L’orientation et la spécialisation en droit sont le fruit d’une pluralité d’indices comme le parcours universitaire et sa cohérence, les stages réalisés, l’expérience professionnelle, ou le projet personnel de l’étudiant.

            Outre les défauts d’informations de nos facultés, notre système a été conçu pour faciliter l’orientation des étudiants, qui peut intervenir, nous l’avons vu, très tôt dans le cursus.

            Plus que de donner de réelles réponses aux étudiants cet article a pour vocation de faire prendre conscience aux étudiants que ceux-ci doivent rester maître et acteur de leur formation, et doivent pouvoir personnaliser leurs années d’études en vue de réaliser leurs objectifs. Néanmoins ceci ne peut se faire que par une bonne prise d’information de la part de l’étudiant, le choix d’un avenir ne pouvant se faire que par un avis éclairé et averti.

Comme le disait le juriste MALANDIN (1993/2017), et cette phrase nous servira de conclusion : “Ouvre toi au droit, et le monde du droit t’ouvrira ses portes”. 

À propos Cherifa Bouadjadj

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