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CRFPA : La nécessité d’une réforme ambitieuse

Hier se sont achevées les épreuves d’admission aux centres régionaux de formation à la profession d’avocat (CRFPA), premier cycle d’épreuves réalisé depuis la nationalisation de l’examen.

L’ARES en profite pour revenir sur quelques faits marquants et partager sa contribution.

Bien que la nationalisation soit une avancée, il reste maintenant la lourde tâche de l’achever. Il faut une vraie harmonisation, dans l’examen, la correction et les règles qui l’encadrent. On ne peut pas risquer que la commission nationale ne soit pas suivie sur ses décisions par les centres d’examens locaux (surlignage des codes) ou encore que tous les étudiants soient obligés de repasser une partie de l’examen (épreuve de l’IEJ de Toulouse l’an dernier). Ajoutez à cela le déficit grandissant des CRFPA et vous comprendrez que la formation de la profession a besoin d’une réforme en profondeur.

Pour s’adapter à la réforme de l’admission en master par la loi du 23 décembre 2016, il faut créer un véritable continuum entre la formation universitaire et la formation professionnelle. Il est impossible et incohérent de laisser durablement ce concours au niveau BAC +4 qui ne correspond plus à rien dans notre système d’enseignement supérieur LMD (Licence-Master-Doctorat).

Par conséquent, les 2 et 3 septembre derniers, l’ARES a pris position pour que l’admission au CRFPA se fasse à la suite de la licence, obéissant à un processus d’intégration de la formation dans notre système d’enseignement supérieur.

En Bref :

  • Individualiser l’accès à la profession pour la rendre adaptée aux nécessités de l’enseignement supérieur d’aujourd’hui.
  • Permettre aux étudiants de passer l’examen tant à la fin de la licence qu’en master, possibilité de créer une vraie continuité dans la formation de l’élève-avocat qui se terminera par un an de professionnalisation après un master.
  • Rapprocher mondes universitaire et professionnel, et ainsi mettre fin aux situations financières désastreuses des écoles d’avocat et permettre le financement de la formation initiale des avocats par leur formation continue.

Pour plus d’informations sur notre position, prenez connaissance de notre contribution ici 

Aujourd’hui, plus que jamais, à l’heure où la profession d’avocat va de mal en pis, il faut une réforme audacieuse et intégrale afin d’en finir avec cet immobilisme qui gangrène tout l’univers du droit.

Réforme de la formation à la profession d’avocat by Noemie Rimbaut on Scribd

À propos Noémie Rimbaut

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